Le projet de délocalisation


Par 84% des suffrages exprimés, l’assemblée générale extraordinaire du 9 juin 2016 s’est prononcée en faveur de la délocalisation du lycée Denis Diderot sur un nouveau site. Par ce vote, l’association des parents d’élèves concluait une réflexion entamée plusieurs années auparavant. Elle suivait également l’avis de la commission de travail qui, pendant plus de six mois, a réuni la direction de l’établissement et des représentants des parents et des enseignants pour étudier six scénarios immobiliers, chacun ayant fait l’objet d’une étude de faisabilité technique et financière détaillée.

Trois arguments ont présidé au choix de la délocalisation:

  1. Le souhait de bâtir un lycée parfaitement conforme aux standards contemporains, notamment en matière de sécurité, et bénéficiant d’un équipement plus attractif (piscine, théâtre, gymnase…)

  2. La volonté de s’extraire de l’environnement urbain toujours plus contraint de Kilimani, avec ses nuisances et ses problèmes d’accès, au profit d’un site plus grand, plus vert et plus accessible, capable d’assurer le développement de l’école dans les décennies à venir ;

  3. La nécessité d’augmenter la capacité du lycée pour continuer à accueillir un public varié, en s’ouvrant davantage notamment aux familles kenyanes à la recherche d’un enseignement international de qualité ;

Ce projet est apparu soutenable pour le lycée, car il peut bénéficier de l’appui de l’Etat français sur deux points décisifs :

  • L’Etat français, qui est propriétaire du terrain d’assiette du lycée, serait en mesure d’acquérir un terrain au moins deux fois plus grand dans certains quartiers qui apparaissent les mieux indiqués pour installer une nouvelle école (Loresho, New Kitisuru…). L’école n’aurait donc pas à supporter le coût du foncier ;

  • L’Etat français peut par ailleurs garantir l’emprunt que contracterait l’école pour la construction du nouvel établissement, ce qui ferait bénéficier l’école d’un taux d’intérêt très attractif.

Le projet doit donc obtenir l’appui de l’Etat français sur ces deux points décisifs. S’il est approuvé par l’association gestionnaire du lycée et soutenu par l’Ambassade de France au Kenya, le projet doit ainsi encore franchir de nombreuses étapes administratives.

Si le lycée parvient à convaincre ses partenaires de l’intérêt d’une délocalisation et de la viabilité d’un tel projet, alors il est possible d’envisager qu’à l’horizon 2021 l’école déménage sur un site plus vaste, plus vert, plus accessible, où aura été construite la plus moderne des écoles de Nairobi.